Église

 

L’église Notre Dame de Billio (1471-1860), a été érigée en remplacement d’une ancienne église dédiée à Saint-Corentin et dont la charpente avait été décorée au XVIIème siècle par le sculpteur Nivet.

De l’ancienne église on ne sait peu de choses. Une pierre encastrée dans le mur du chœur actuel porte, gravée une inscription gothique : M V CTZ III G LALIS A AIDE A FARE CEST EUPVRE EN LA FABRIQ DE CEAS, ce qu’il faut lire : 1553, G. Lalis a aidé à faire cette œuvre en la fabrique de céans. Lalis doit être le nom du curé ou du procureur de la fabrique. Mais cette église avait des origines plus ancienne, car dans un aveu de 1471, il est signalé que la famille de Chateaumerlet en Cruguel avait dans l’église de Billio des prééminences et un banc seigneurial. L’ancienne église datait donc du milieu de XVIème siècle.

L’église actuelle est construite en 1860. Très simple, elle se présente avec une exacte symétrie. La tour carrée, construite en granit se détache légèrement en avant des deux chapelles latérales.

Dans son hémicycle, le chœur conserve les stalles et les hautes boiseries placées en 1872 par le recteur Guillemot. Des trois vitraux du maître-verrier Bonneville, réfugié à Rieux pendant la guerre 39-45, on remarque celui du milieu qui représente la Vierge entourée d’angelots, de chaque côté, l’atelier de Saint-Joseph et Sainte-Anne avec la vierge.

A l’entrée, on remarque un bénitier de granit qui ne manque pas d’élégance.

L’église de Billio n’a pris sa physionomie actuelle qu’au terme des aménagements de 1961 et 1971. Sans prétention, l’église a le mérite d’une belle régularité tant dans ses formes que dans ses matériaux.

Le cimetière, chose rare, s’est maintenu au sud de l’église. Il est dominé au fond par une croix monolithique.

Du côté de l’ouest, le monument aux morts a été taillé dans un bloc de sept tonnes qui faisait partie du pignon du vieux moulin de Trévas. Il ne fallu pas moins de cinq jours, en 1925, pour le traîner, avec l’aide de boeufs, jusqu’au bourg.

La dalle qui porte les noms des victimes est décorée d’une croix de guerre et de deux longues palmes. A son sommet, se dresse une croix entre deux obus. A proximité, sur le mur du cimetière est plantée une petite croix chanfreinée.

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